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Pour une Région sans SIDA

L'intervention de Lamine CAMARA à la Région

Je sais que vous avez repris avec le titre «Une région sans SIDA » les objectifs d’ONUSIDA qui définit la politique 90-90-90 d’ici 2020. La réalité doit prendre le pas sur la communication pour nommer une orientation visée par des politiques publiques. En effet, le terme « sans SIDA » laisse entendre la disparition de cette maladie sur notre territoire en 2020 et le triple « 90 » est un peu en décalage.

Dépister le Sida

Aujourd’hui, de trop nombreuses personnes seraient porteuses du virus sans le savoir. Il est donc indispensable – et urgent – d’appliquer une vraie politique de dépistage et de prévention. Les solutions existent : renforcer le maillage territorial des centres de santé sexuelle, assurer la gratuité de tous les outils de prévention, distribuer massivement des autotests et garantir une éducation à la santé et à la sexualité en milieu scolaire.

La réussite d’une telle politique passe aussi par un soutien accru à la recherche scientifique publique pour le développement de nouveaux traitements thérapeutiques et d’un possible vaccin contre le VIH. Notre proposition d’un pôle public du médicament et de la recherche est plus que jamais d’actualité. Mais le gouvernement reste sourd à ces revendications légitimes, et leur préfère une politique d’austérité qui fragilise l’hôpital public et menace notre système de santé.

Les engagements de la Région doivent être tenus

En ce qui concerne la Région, le budget alloué à ce secteur a sensiblement baissé que ce soit au niveau de la subvention au CRIPS, de la suppression de l’aide à l’expérimentation qui a permis l’ouverture d’une salle de consommation à moindre risque, limitation de celui alloué à l’information…

C’est dommage car j’avais entendu lors de la première réunion du CRIPS, lors du discours du nouveau président, des mots qui sonnaient bien à mon oreille : prévention, information, lutte contre les discriminations… Il faudrait pour être au niveau donner au CRIPS le budget suffisant, surtout au vu de l’élargissement de ses missions.

Halte aux discriminations

J’insiste sur la lutte contre les discriminations. Il faut aussi réintroduire la notion de personne vulnérable et sortir de cette logique discriminatoire de considérer que ce sont les personnes qui sont à risque. La société aujourd’hui reste encore sclérosée par une sérophobie latente. La lutte pour l’acceptation des différences devrait permettre de sortir d’une logique d’opposition. De plus, Les usagers de produits psychoactifs devront ne plus être considérés comme des délinquants mais comme des personnes ayant la capacité, avec un accompagnement de qualité, de prendre soin d’elles.

En conclusion, je dirai que nous avons aujourd’hui les réponses scientifiques (moyens de préventions, dépistages, traitements) ; il suffit de moyens financiers et d’une réelle volonté politique pour en finir avec la transmission de ces virus.

 

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