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Alcatel à Nozay : un communiqué de l'Ugict CGT

Communiqué CGT sur le plan de suppression d’emploi

Alcatel-Lucent/Nokia

 

 

Un PSE résultant largement de délocalisations

Nokia qui a pris le contrôle du groupe Alcatel-Lucent depuis janvier, a annoncé début mai un nouveau plan de 411 suppressions d’emplois en France: 373 dans Alcatel Lucent International (ALUI), 12 chez Bell labs France (ALBLF), 26 chez Nokia France. Nokia s’était pourtant engagé à maintenir le niveau de l’emploi en France en augmentant les postes en R&D.

Nokia ne tient pas ses engagements

La Direction de l’entreprise justifie ces suppressions de postes par la disparition du siège en France mais aussi par un plan de « synergie » de 900 millions au niveau mondial du groupe.
En analysant les justifications économiques fournies par la Direction, la CGT décompte qu’en fait plus de 45% des postes supprimés sont délocalisés vers les pays à bas-coût (Inde, Roumanie, Hongrie, Pologne, Portugal,...). Ces postes ne disparaissent pas du fait de doublons résultant du rachat du groupe, mais Nokia continue, comme Alcatel-Lucent, à délocaliser alors qu’il va distribuer 4 Milliards d’euros aux actionnaires en 2 ans
Par ces suppressions d’emplois dans le support technique, l’avant et l’après-vente, on sacrifie des savoir-faire sur des activités entières qui ne sont ni obsolètes, ni en fin de vie (transmission optique, technologies Internet par exemple).
Le secteur des télécoms reste un secteur d’avenir, moteur pour l’ensemble de l’économie et globalement très rentable même si la répartition des bénéfices entre les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple,..), opérateurs et équipementiers est totalement déséquilibrée au profit des premiers.
Ce PSE a pour principal objectif d’améliorer la rentabilité pour satisfaire les marchés financiers.

  absorber, concentrer, délocaliser

Ce nouveau plan de suppressions d’emplois révèle une nouvelle fois les règles insupportables des licenciements boursiers: absorber, concentrer, délocaliser toujours plus pour dégager plus de profit.
Les salariés qui font le chiffre d’affaire de l’entreprise, ne sont plus considérés comme une richesse, une capacité à fournir et installer des produits répondants aux besoins des clients, mais seulement comme un coût dans le compte d’exploitation.
Cette logique financière qui impose des suppressions d’emplois et des restructurations incessantes est socialement dramatique et économiquement désastreuse dans toutes les entreprises.

Nokia se gave avec le CICE et le crédit impot recherche reçus par Alcatel

Avec ses 4 milliards de dividendes distribués, le groupe Nokia a les moyens de conserver la majorité des emplois surtout qu’il perçoit avec Alcatel-Lucent, plus de 60 millions d’euros chaque année en Crédit Impôt Recherche sans parler du CICE versés par l’Etat français.
Le gouvernement va recevoir les syndicats et la Direction de l’entreprise le 27 juin pour s’assurer du respect des engagements pris par Nokia il y a un an de maintenir le niveau de l’emploi en France. Même si Nokia s’engage à embaucher en R&D en compensation des emplois détruits cela ne justifie pas les emplois délocalisés.
Le gouvernement doit cesser d’arroser de fonds publics les entreprises qui licencient et délocalisent les emplois.

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