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Otus-Véolia à Wissous: la situation se débloque... provisoirement

Après 17 jours de grève, et alors que la situation commençait à devenir critique dans les communes privées de collecte de leurs ordures ménagères, un compromis a été trouvé samedi dernier entre la direction et les salariés.
La première revendication qui concernait le respect des personnes par une direction locale au comportement d'un autre temps  traitant son personnel comme du bétail a trouvé une issue positive. Mais le compte n'y est pas encore.

En effet, le harcelement, les sanctions, les primes et avancements à la tête du client,  les divisions entre les salariés, le mépris des organisations syndicales...toutes les méthodes patronales des plus rétrogrades avaient exaspéré ces salariés. Ce ras-le-bol et cette souffrance les conduisant jusqu'à une grève quasi totale et d'une durée exceptionnelle.

Face à cette détermination, la direction nationale de Véolia a dû accepter le départ de ce directeur de choc et commencer à discuter avec ses salariés.

C'est la résolution de cette question du respect de la personne humaine qui a permis samedi de débloquer la situation ainsi qu'un accord sur les conditions de la reprise du travail.

Il n'en reste pas moins que nombre de revendications, notamment salariales et sur les conditions de travail restent en suspens car les négociations annuelles sur ce sujet doivent s'ouvrir dans quelques semaines.

C'est pourquoi, après ce premier succès, les salariés entendent maintenir la pression sur la direction en suspendant la grève, mais pouvant la reprendre en cas de nouveau blocage de la discussion.

Augmentations de salaires : Véolia peut payer

Les salariés ont, pendant cette grève, pris conscience que Véolia avait les moyens de satisfaire largement les exigences salariales du personnel compte tenu des résultats obtenus par l'entreprise en 2015 grâce à leur travail.

En effet, au moment même où les salariés étaient en grève le groupe a publié ses résultats financiers 2015.

Il a levé le voile sur l'ampleur des richesses de l'entreprise servant à gaver le groupe dirigeant de l'entreprise en "avantages et rémunérations" et les actionnaires en dividendes.

Dès 2016  + 40 % pour les dirigeants et dans les 3 prochaines année + 33 % pour les actionnaires.

Le  groupe dirigeant constitué de quelques dizaines de personnes, s'est octroyé en 2015 14,3 millions d'euros contre 10,2 millions en 2014 ( + 41 %)

De même, les actionnaires, eux aussi, ont bénéficié des largesses de l'entreprise : le dividende touché en 2016 augmentera de 4,5 % et l'entreprise s'est engagée pour les 3 prochaines années à augmenter ces dividendes de 10 % chaque année, soit plus de 33 % en trois ans

Dépenser plus pour le développement des hommes, leur emploi en CDI, leur salaire et leur formation

Les salariés entendent bien s'appuyer sur un tel scandale pour exiger des augmentations de salaire et plus d'emplois en CDI.

Ils savent que les objectifs démentiels de la direction pour payer les actionnaires ne pourront passer que par de nouveaux sacrifices imposés aux salariés.

Ces dirigeants du groupe Véolia ont déjà supprimé 450 emplois en France l'an dernier. Ils ont baissé de 10 % des dépenses de recherche sacrifiant l'avenir et l'efficacité du service public.

Quand la direction prévoit de diminuer les coûts de l'entreprise de 600 millions de 2016 à 2018, c'est en premier lieu sur les salariés que la direction cherchera à réaliser ces économies. En effet, le gasoil payé pour leurs camions tout comme les taux d'intérêt pour les crédits à l'achat de leurs camions qui constituent des dépenses importantes risquent de devenir bien plus chers.

Pour compenser, on cherchera encore à aggraver les conditions de travail, à accélérer les cadences ou à réduire le nombre de collectes de déchet. Ce qui affecterait non seulement les usagers dont le service rendu serait dégradé, mais aussi les salariés dont les conditions de travail serait rendues plus pénibles par l'alourdissement des charges à chaque tournée.

Utiliser autrement l'argent de Véolia :

Il faut en finir d'enrichir les rentiers pour dépenser plus pour les salaires, la formation et la recherche.

Pour stopper un tel engrenage  il faut que Véolia mobilise ses immenses moyens financiers au développement de l'entreprise au lieu de faire de l'argent avec de l'argent.

Plutôt que de dépenser en salaire, emplois ou investissements utiles, aujourd'hui la direction préfère placer des milliards d'euros sur les marchés financiers: il préfère accumuler une trésorerie monstrueuse qui est  passée de 3,1 milliards € en 2014 à 4,1 milliards € en 2015 pour la placer ainsi dans la finance. C'est un gâchis considérable pour l'entreprise et ses salariés.

Mener jusqu'au bout le combat pour que le Code du travail réponde, par des dispositions concrètes faisant du CDI la norme juridique effective, à l'exigence d'une sécurisation de l'emploi et de la formation tout au long de la vie, cela veut dire ne pas laisser  le patronat décider de tout.
Et donc cela implique d’aller vers la création de nouveaux pouvoirs pour les salariés comme les usagers des services publics ou les élus sur les territoires pour peser sur les choix des patrons pour que les redevances ne soient plus gâches dans la finance.  De même, il faut impliquer les banques tout autrement et un service public de l’emploi profondément rénové, appuyant la sécurisation.

TOUTES CES EXIGENCES TRAVERSENT LA BATAILLE ACTUELLE SUR LE CODE DU TRAVAIL
 

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