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Ils disent non à l'arnaque de la dégressivité des allocations chômage

 

 

Une majorité répond non à la question du jour du Parisien sur la dégressivité des allocations chômage

 

Selon F. Hollande, les déficits et la dette de l'assurance-chômage ne seraient pas dus à l'échec sur l'inversion de la courbe du chômage, mais au fait que les chômeurs soient trop généreusement indemnisés.

Pourtant la vérité est toute autre :

  • 56,7 % des chômeurs sont exclus du système d'indemnisation,

  • s'ils touchent en moyenne 1100 € par mois, nombreux sont en dessous seuil de pauvreté,

  • par contre, l'abus du recours à la précarité et aux ruptures conventionnelles par les employeurs coûte respectivement 9,2 milliards d'euros et 5 milliards d'euros à l'assurance-chômage.

Cela n'empêche pas le gouvernement de préconiser des efforts supportés par les seuls demandeurs d'emploi avec une baisse des jours indemnisés et une réduction du taux d'indemnisation minimale de 57 % à 40 %.

Tandis que le ministre du travail ressort la vieille recette éculée de la dégressivité des indemnités, stoppée en 2001 faute d'efficacité sur la reprise d'emploi et poussant à l'occupation par des salariés sur-qualifiés de postes ne le justifiant pas au détriment de salariés moins qualifiés. Avec le recul du salaire et des motivations pour les premiers et l'éjection dans le chômage et la pauvreté pour les seconds.

 

Défendre le droit à l'indemnisation des chômeurs

et leur retour à l'emploi choisi

 

Un système d'assurance chômage fondé sur la sanction et la culpabilisation a montré toute son inefficacité. Celui-ci doit reposer sur de tout autres principes:

 

  • l'amélioration de l’indemnisation des chômeurs

  1. garantissant un revenu décent de ressources sur la base de 80% du salaire brut d’activité, avec le smic relevé comme garantie minimale,

  • l'aide au retour a l’emploi

  1. garantissant le libre choix de l’emploi ou (et) de la formation et le droit au refus de propositions d’emploi pour motif légitime,
  2. avec des aides personnalisées pour le retour à l’emploi (primes, transport gratuit, logement, VAE, formation valorisante),

  • une reforme de son financement avec :

  1. des taux de cotisation patronale modulés pour que les entreprises qui licencient et recourent à la précarité payent plus; les entreprises qui, sous contrôle des salariés, maintiennent et développent l’emploi et sa qualification soient assujetties à des taux abaissés de cotisation;
  2. l'institution d’une cotisation sur les revenus financiers des entreprises et des banques,

  • un nouveau service public de l'emploi et de la formation visant la promotion d’un nouveau type de paritarisme beaucoup plus favorable à l’intervention et aux intérêts des travailleurs avec des partenariats pôle emploi-organismes de formation- élus-responsables des collectivités territoriales- employeurs- syndicats de salariés et associations.

 

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