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Personnel départemental : « Nous n'acceptons pas les mesures d'austérité»

GÉRALD ROSSI

article paru dans l'Humanité

Un millier de territoriaux, rejoints par des salariés du privé, ont manifesté hier à Évry pour la défense du service public et contre les projets du président (LR) du Conseil départemental.

«On veut rentrer, on veut rentrer! » Hier matin, à Évry, ville capitale du département de l'Essonne, dans la grande couronne parisienne, un millier de manifestants massés devant les grilles du conseil départemental n'iront pas plus loin. Une vingtaine de policiers munis de boucliers et de casques ont pris position. Mais l'ambiance est bon enfant. Flottent dans le soleil des drapeaux de la CGT, de la CFDT, de FO... « Nous sommes des fonctionnaires du département, explique un groupe de grévistes. Nous sommes venus dire aux élus départementaux et au président François Durovray (« Les Républicains ») que nous n'acceptons pas les mesures d'austérité qu'ils veulent nous imposer. » Ce matin, le conseil doit se prononcer sur le budget du département, déclaré symboliquement « en faillite » par son président, menaçant même de ne plus payer le RSA. Ce qui indigne Olivier Champetier, le secrétaire de l'union départementale CGT, pour qui « ce serait à la fois indécent et insupportable ».

« Dans notre département la suppression de plus de cent postes a été annoncée »

C'est en cortège que les manifestants avaient décidé de se rendre au siège du conseil départemental. Quelques entreprises du privé sont présentes, comme Alstom Massy, « où plus de 300 postes sont menacés », explique Philippe Camo, responsable départemental du PCF, venu apporter son soutien. Ceux de Pixmania sont là aussi. Dans cette société de diffusion de produits numériques via Internet, basée à Brétigny, plusieurs dizaines d'emplois sont menacées pour cause de liquidation. Même ambiance chez ID Logistics, où des procédures de licenciement pour faute lourde ont été lancées notamment à l'encontre des délégués syndicaux.

« Et la fonction publique n'est pas épargnée, ajoute une jeune fonctionnaire, car dans notre département la sup pression de plus de cent postes a été annoncée. » S'emparant du micro de la sono syndicale, une de ses collègues ajoute : « La masse salariale des fonctionnaires représente 12 % du budget départemental, soit 200 millions d'euros sur 1 milliard et demi. Cela n'a rien d'exorbitant, et nous sommes au service de la collectivité. »

Des propos qui illustrent le réel sentiment de colère qui s'exprime ce matin. L'assemblée générale de préparation de cette journée, vendredi dernier, avait déjà permis de prendre la température. « Il y avait plus de 500 personnes dans la bourse du travail, ce que l'on n'avait pas vu depuis bien longtemps », raconte Olivier Champetier, « preuves à l'appui » en montrant des photos sur son smartphone.

Des pièces à conviction qui prouvent que les arguments développés par le président du conseil départemental n'ont pas convaincu grand monde. Certes, François Durovray pointe la baisse des dotations d'État, qui s'ajoute à la part des allocations sociales restant à la charge du département. Mais, oubliant de dire au passage que ces mesures ne sont que le résultat des politiques engagées par ses amis politiques, notamment sous Nicolas Sarkozy, il n'envisage pas d'autre solution qu'une aggravation des mesures d'austérité que dénoncent les manifestants. Non seulement la taxe foncière doit augmenter de 29 %, mais le prix des cantines dans les collèges va progresser pour les plus modestes, le remboursement de la carte de transport des mêmes collégiens sera réduit, etc. Et les services sociaux n'échappent pas à la purge. « Désormais, dit l'une d'elles, les assistantes sociales n'ont plus les moyens de proposer une nuitée d'hôtel dans des cas d'urgence. » « Et c'est la douche froide pour les associations », ajoute une autre : « C'est le cas d'Altérité, qui depuis des années intervient dans le domaine du handicap et qui voit brutalement sa subvention passer de 7 à 2 millions d'euros. Comment peut-elle continuer ainsi ? »

LES SYNDICATS CGT, FO, FSU ET SOLIDAIRES DE L'ESSONNE ONT AUSSI INDIQUÉ : « IL N'Y AURA PAS DE TRÊVE POUR S'OPPOSER AUX POLITIQUES D'AUSTÉRITÉ.

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