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Chômage : échouer, c'est grave, s'entêter, c'est dramatique

E & P

Fin 2013, dans Econonomie & Politique1, Yves Dimicoli, alertait

...sur l'échec prévisible des prophéties sur l'inversion de la courbe du chômage et la reprise de la croissance:

« La croissance du PIB au deuxième trimestre de 2013 … de 0,5 % ... a donné lieu à un auto-satisfecit du gouvernement et à un appel à maintenir le cap.

Loin d’être la marque d’une réussite de la politique engagée par le gouvernement, ce rebond de croissance illustre davantage un répit dans la crise que les prémices d’un retour de la croissance en 2014. Car tous les indicateurs de l’économie française restent dans le rouge. »

sur les raisons qui permettaient de voir venir la catastrophe économique et sociale actuelle

Plus que jamais il faut mettre en cause la politique d’austérité et son double dogme :

La baisse du « coût du travail », au nom de la compétitivité ;

La baisse des dépenses de service public, au nom de la réduction des déficits et dette.

En réalité, plus on cherche à gagner en compétitivité par la baisse du « coût du travail » et plus, en étouffant la demande et en affaiblissant l’efficacité de l’offre, on encourage l’explosion des prélèvements financiers en intérêts et dividendes, c’est-à-dire l’explosion du coût du capital.

C’est dire l’effort d’intoxication de la propagande gouvernementale avec ... « La France 2025 » qui promet :

Le retour du plein-emploi (qui n’a jamais été l’emploi pour tous) ;

De faire retrouver à la France sa place dans le concert des grandes nations industrielles, alors que la valeur ajoutée industrielle est inférieure désormais à 15 % de la valeur ajoutée nationale, ce qui nous place derrière la Grande-Bretagne elle-même ;

De faire retrouver sa souveraineté à la France, la porter au niveau de l’excellence technologique et environnementale, lui faire gagner la bataille de la mondialisation...

Bref, on nous promet le paradis pour 2025, mais sans rien changer au cap actuel et en continuant d’encourager la « dé-protection sociale » des travailleurs (flexicurité + recul de la protection sociale), les privatisations, la domination des marchés financiers.

On mesure, en même temps, l’énorme effort d’intégration des salariés, des syndicats, des élus, du gouvernement et du patronat, marchant de pair avec la canalisation par le FN de la colère et du désespoir des plus fragilisés.

. et sur le besoin de changer de cap et de logique

Il faut rompre avec les cercles vicieux de la crise car, avec les progrès énormes de productivité de la révolution informationnelle, si on ne développe pas audacieusement les services publics et la protection sociale, si on ne sécurise pas l’emploi et la formation, alors les débouchés, écrasés par la multiplication des plans sociaux, les salaires faibles et l’insuffisance des qualifications, se restreignent dangereusement.

En refusant de mobiliser le crédit bancaire pour développer l’emploi, la formation, les salaires avec l’investissement en continuant une transformation réactionnaire de la fiscalité au lieu d’une grande réforme progressiste en capitulant sans cesse face à la BCE au lieu d’exiger qu’elle crée massivement de la monnaie pour alléger les dettes publiques et relancer les services publics, en s’acharnant contre le « coût du travail » pour laisser filer le coût du capital en accordant plus de pouvoirs aux patrons licencieurs au lieu de décréter des moratoires et d’accorder plus de pouvoirs aux salariés pour empêcher les licenciements et faire valoir d’autre solutions, l’Élysée et Matignon ouvrent la voie au pire.

Un changement de cap s’impose absolument car on voit vers quelle situation politico-économique et sociale dramatique celui que tient, envers et contre tout, F. Hollande aujourd’hui conduirait la France et la gauche pour l’élection présidentielle de 2017! »

2 ans plus tard, la politique pro-Medef de F. Hollande a été accentuée avec M. Valls.

L'échec sur le front du chômage comme dans sa prétention à réguler la finance est patent.

Face à cet autisme, le premier tour des élections régionales sera le moyen, avec le Front de gauche, de :

  • - sanctionner cette politique pro-Medef,

  • - mettre en débat des choix alternatifs,

  • - préparer le rassemblement contre la droite et son extrême.

1Economie et Politique novembre-décembre 2013

 

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